L’histoire de l’Atelier Bois du centre Socio-Culturel BEL-AIR à Mulhouse

Cet article a été rédigé par Hubert HESLOUIN.

Dans les années 1950, et à l’initiative de quelques habitants du quartier Bel-Air, une association s’était crée dans le quartier : l’association sociale et familiale Bel-Air. Elle a commencé à fonctionner dans 2 appartements au 12, rue Fénelon, avec une halte-garderie d’enfants et une permanence ménagère.

Ces locaux se sont retrouvés rapidement trop petits. En plus, des demandes pour d’autres activités étaient faites. Pour les verbaliser, et sous l’impulsion du conseil d’administration et de son président Roger Schneider,  l’association a réalisé début des années 1960 une enquête importante pour connaitre ces demandes et voir comment y répondre. Entre autres, il y avait la demande par des hommes d’un local de « bricolage ». La Caisse d’Allocations Familiales du Haut Rhin a été sollicitée par l’association pour réaliser dans le quartier un équipement social intégrant les demandes faites (comme par exemple le centre social Wagner).

Le travail et la collaboration entre l’association et la CAF ont abouti à la réalisation de ce grand «équipement » qu’est le  « centre social et culturel Bel-Air ». L’originalité et l’esprit de tout ce qui a été accompli résidait dans le fondement de l’association : la place des habitants, la participation des usagers.  Le centre Bel Air a vraiment été l’émanation et la réalisation de personnes du quartier voulant créer un espace de vie, de rencontre et de loisirs dans un équipement commun.

L’atelier de menuiserie est un exemple parmi les autres secteurs du centre Bel-Air. Dans les plans de construction était prévu un local tel qu’il existe actuellement. Il était vide, et c’était aux futurs usagers de l’aménager. Une équipe d’hommes s’est mise en place pour ce faire. En fait, il y avait la demande d’une menuiserie et d’une ferronnerie. Parmi tous les hommes qui ont « façonné » ce lieu, il y avait surtout Antoine Colin, Gilles Henry, Jean Baptiste Delagrée, m. Gillet.

Il y a eu d’abord tout un travail de réflexion sur l’organisation et le fonctionnement de ces 2 activités dans le même lieu, puis la recherche des équipements : outils, établis, machines, etc… je me souviens, pour la ferronnerie, qu’il fallait une forge, avec bien sûr une cheminée d’évacuation des fumées, ce qui bien sûr n’était pas prévu dans les plans. Qu’à cela ne tienne. Les dirigeants de la CAF ont accepté de faire l’ouverture nécessaire dans les 2 étages et le toit du centre pour la réaliser.

Tout ce qui a été demandé a été accepté par la CAF. Il y a donc eu ensuite la phase de l’achat du matériel, sa mise en place  aux endroits prévus par l’équipe. Quelle joie lors de l’inauguration du centre Bel-Air. Les 2 ateliers pouvaient commencer à fonctionner. Il y eut ensuite l’embauche d’un moniteur de menuiserie professionnel, Jacques Hamann.

Quand on constate, plus de 50 ans après, combien de personnes ont appris le métier du bois, combien ont et continuent de fréquenter cet atelier, combien il y a eu de très belles réalisations, l’on peut dire que la volonté et la pugnacité des fondateurs de la menuiserie a été fructueuse.